Bastien Alvarez

The Lonely Walk 

Théâtre de Valère | Jeudi 19h – vendredi 20h15 | env. 8 min.

Ce numéro de cirque est une invitation à entrer dans l’intimité d’un personnage dont les repères ont été balayés. Mis à rude épreuve par la vie, la société et ses proches, il tente tant bien que mal de retrouver un but, une direction ; conscient de ce qu’il a laissé derrière lui et qu’il ne retrouvera jamais. Acceptant ses failles et ses défauts, acceptant son humanité profonde, il vous laisse entrevoir, le temps d’un instant, ses cicatrices. A la fois fataliste et battant, il s’élève, se libère, retrouve pour un court instant ces sensations si longtemps oubliées et bafouées.
 
bio

Bastien Alvarez, né à Sierre, a commencé le cirque à 15 ans dans diverses écoles de la région. Après son Bachelor en Travail Social, il décide de tenter sa chance et de partir pour les Pays-Bas pour se former à l’école professionnelle de cirque d’ACAPA. Il en sort en juin 2021, spécialisé en corde lisse, avec une envie folle de découvrir de nouvelles personnes, de nouveaux projets et de nouveaux horizons. Optimiste et enjoué il est avide de montrer le résultat de son travail et reste ouvert à tout ce que le monde des arts vivants pourrait mettre sur sa route.

Naïka Aymon

A la jonction de l'intersectionnalité

Place des Théâtres | Jeudi 20h30 – samedi 19h00 | env. 8 min.

Très souvent trop peu représentée, la femme noire se fait rare sur scène. Et lorsqu’elle est présente, elle est souvent cachée à contrario de l’homme cis hétéro blanc, représenté partout et possédant énormément de privilèges. Ce contraste évident met le doigt sur les injustices et inégalités sociales qui sont beaucoup trop présentes dans notre milieu. L’intersectionnalité existe et je me bats férocement afin d’y faire face. Durant des siècles, on a séparé les êtres humains en deux groupes dont l’un a subi l’exclusion et l’oppression et l’autre a exercé sa domination et son pouvoir. L’envie me tenaille de dire à ce dernier que j’appartiens autant à l’espèce humaine qu’un homme et que je suis aussi digne d’être prise en compte. Depuis deux ans maintenant, je travaille au mat chinois avec un mannequin homme blanc. Il représente pour moi, le privilège, la suprématie et le pouvoir. Tout au long du numéro notre relation évolue, et je finis par prendre le dessus.
 
bio
Naïka est originaire d’Haïti. Elle découvre le cirque à l’âge de 3 ans à l’école de cirque Zôfy à Sion. A 13 ans, elle rentre au cycle d’orientation de Grône, une formation de trois ans dans un cursus sport-art qui combine études et formation de cirque. A la fin de ce cursus, elle part à l’École nationale de cirque de Châtellerault en France. Après 3 ans, elle obtient un baccalauréat littéraire option art du cirque, spécialisé en trapèze ballant. Naïka décide ensuite de s’installer au Canada pour sa formation à l’École nationale de cirque à Montréal. Elle débute en trapèze ballant, puis continue en main à main, pour finir par être généraliste mât chinois et barre russe. Elle développe également sa technique en  banquine, trampoline, trampo-mur et bascule.

Benjamin Bender

Libre

Petithéâtre | vendredi 20h45 – samedi 20h00 | env. 15 min.

« Il peut être violent et passionnel. Il peut être tranquille et modeste. Il peut être jubilatoire et tragique. Il peut être angoisse et souffrance. Il peut être pathétique et même un peu ridicule. Mais il y a une chose qu’il ne peut jamais être : il ne peut jamais être honteux. » Jörn Svensson

 
bio

Après avoir suivi des cours à l’Ecole de Théâtre de Martigny pendant plus de 10 ans, Benjamin Bender se forme au sein de la Maturité Spécialisée artistique orientation arts de la scène – théâtre à l’ECCG de Martigny. Ayant obtenu son diplôme avec succès, il intègre l’Ecole Supérieure de Théâtre Les Teintureries à Lausanne dont il sort diplômé en 2020. Passionné de musique, il obtient son certificat de percussion au Conservatoire Cantonal, joue dans l’Ensemble de Cuivres Ambitus et chante au sein de l’Ensemble Vocal de Martigny. Dans son travail, il aime mélanger toutes ses passions ; le théâtre, les percussions et le chant.

Térence Carron

Un silence à la dérive (work in progress)

Petithéâtre | jeudi 19h30 – samedi 20h00 | env. 40 min.

Quelle est cette musique dans ma tête, ces histoires, ces mots qui résonnent, qui me troublent et qui me définissent? Une insomnie, une sortie nocturne, une nuit blanche puis une lueur au petit matin, le besoin de marcher et de dire ce qui traverse l’esprit. Un témoignage pour l’invisible, une confession avec une personne d’apparence humaine ou un public. Comment découvrir son identité à travers sa disparition tout en considérant celle des autres?
 
bio
Térence Carron vient de Fully (VS) et les questions identitaires le taraudent depuis l’enfance. Il termine sa formation de comédien à l’Ecole Supérieure de Théâtre Les Teintureries à Lausanne en juin 2020. Il crée et joue dans des projets théâtraux, musicaux, audiovisuels ou radiophoniques. Artistiquement, il désire questionner les différentes perceptions des réalités et de nos rapports aux autres, à soi, et au monde qui nous entoure. Quelques-uns de ses textes sont publiés sur lepître.ch et il utilise aussi la peinture comme moyen d’expression.

Claire Frachebourg

Foehn 

Eglise des Jésuites | jeudi 21h00 – vendredi 20h15 | env. 40 min.
Avec Claire Frachebourg, Diana Martin et Rachel Morend

Dans un monde de courant continu, les trois performeuses du Collectif??? (Claire Frachebourg, Diana Martin et Rachel Morend) se jouent du vent pour en jouer. Elles intègrent ses constituantes physiques comme inspiration, autant visuelle que sonore, pour plonger dans une timelaps étirée et soufflée. Et cela sonne, fait sonner et résonner par vague les tubes des orgues ainsi que les flûtes des angelots.
 
bio

Claire Frachebourg est une artiste aux multiples facettes qui tisse son langage sensible entre les milieux et les pratiques. Après un diplôme en improvisation et performance à TIP en 2012 (Freiburg im Breisgau) et un bachelor en Arts Visuels à l’EDHEA en 2021 (Sierre), ses dernières créations questionnent le son dans sa matérialité et dans sa finesse à révéler les secrets de mondes d’autres échelles. A la sortie de ses études, elle crée le collectif ??? avec Rachel Morend et dianita. Les trois amies aiment chahuter le lieu dans lequel elles se trouvent, en improvisant avec lui.

Alexandre Ghandour

Le chant du risotto

​Eglise des Jésuites | jeudi 19h00 et samedi 18h00 | env. 50 min.

En profonde concentration je réalise un risotto et invite le spectateur à écouter son chant. Le son produit par la cuisson du risotto est essentiel à sa bonne réussite. L’état dans lequel je me plonge à pour objectif de charger le risotto. La transformation du riz d’un état vers un autre ainsi que mes gestes simples et décidés me permettent de construire une narration proche d’un rituel chorégraphié.

 
bio

Alexandre Ghandour s’est tout d’abord formé comme cuisinier. Il y a appris le respect des produits et les intentions à y mettre pour les transformer! Il vient tout juste de terminer son Bachelor en arts visuels à l’ÉDHÉA (école de design et haute école d’art du Valais). Lors de ses créations sculpturales ou performatives, c’est toujours un point de rencontre, une harmonie qu’il essaie de trouver, soit entre lui et la matière, soit entre lui et le public. En maître de cérémonie, il vous emmène vers un moment hors-norme.

Romain Iannone

Enérgeia

Eglise des Jésuites | vendredi 21h15 – samedi 21h15 | durée indéterminée 

Enérgeia est une collaboration que j’engage avec mon harmonium en lui donnant un souffle. Je cherche des formes, des rythmes, des harmonies que je déplace et tiens au fur et à mesure de mes improvisations en créant un espace sonore planant.
 
bio
Romain Iannone est un jeune artiste pluridisciplinaire Valaisan qui navigue entre les arts visuels et sonores. Passionné par le langage sensible, sonore et visuel, il essaie constamment de tisser des liens entre ces différentes pratiques.

Sophie Vergères

Paradiseville 

Théâtre de Valère | samedi 17h00 et 20h30 | env. 25 min.
Avec Sophie Vergères et Giulia Rumasuglia

Qu’est-ce qui fait je, tu, nous ? A la croisée du mouvement et de l’immobilité, de la voix et du silence, Paradiseville propose une exploration de la multiplicité qui peuple le moi. Deux personnes sur scène se distinguent, se reflètent et se fondent l’une dans l’autre. Les spectateur.ice.s sont convié.e.s à entrer dans un kaléidoscope de la conscience. Inspiré par l’œuvre de l’artiste franco-valaisanne Marguerite Burnat-Provins, autrice de la série de tableaux hallucinatoires Ma Ville, ce pas de deux entre théâtre et danse invite à la métamorphose des corps, des langages et des images.

 
bio
Sophie est danseuse et chorégraphe originaire de Vétroz/Conthey, née à San Francisco. Aprés 15 ans d’experience tant que danseuse professionnelle elle est de retour en Suisse. Depuis 2020, elle est engagée au Konzerttheater Bern et a intégré le Master „Expanded Theater“ de la Haute école des arts de Berne. Giulia Rumasuglia est née à Genève en 1992. Après des études en lettres russes et françaises et au jeu, elle intègre le Master Mise en scène de la Manufacture en septembre 2020. Paradiseville est leur première collaboration à la croisée du texte et de la danse, cré pendant une résidence artistique à Malévoz Quartier Culturel.
www.sophie-vergeres.com